24.10.09

A palavra e a carne

"…et mon imagination, déjà contaminée par mes lectures..."


"Nous riions aux éclats, avec des hoquets et des soupirs. Elle roula comme une vrille de l’autre côté et me planta ses pieds froids dans les dos. Je senti alors bizarrement l’eau des W.C. se déverser lentement dans mon dos et couler le long de ma peau que je venais de laver avec les savons les plus fins. Le plaisir me donna des fourmis. Et ce n’était pas le plaisir que le trouvais dans les livres, mais un plaisir épidermique, qui s’infiltra dans mes tissus et prenait racine."

"...la main d'Alex se promenait sur ma cheville, sous le pantalon, et ses doigts m'envoyaient de petits signaux amoureux que je recevais directement dans l'estomac et le long des cuisses, comme si les mots avaient pénétré en moi et grouillaint à l'intérieur de mon corps."


"...le roman, cet amant, cet ami, possessifm dévoveur de temps..."


"Je souris d’un air douceâtre a mon pauvre artiste, lui fis même un clin d’oeil et m’en fus directement dans la chambrette infecte où pour la première fois je me hissai avec contentement sur le lit, pris un livre au hasard et me mis à savourer les mots, à les dévorer, avec la peau et tout, en me délectant. Si aujourd’hui l’on me demandait pourquoi je me suis séparée de l’artiste, je répondrais sèchement que je ne sais pas."


"Liaisons Morbides", Cecilia Stefanescu

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